Charles Gleyre (1806-1874) • Portrait d'artiste

Le Blog de nos références - Miscellanées, mai 2016

Charles Gleyre est un peintre suisse né à Chevilly dans le canton de Vaud en 1806. Après des études à Paris puis Rome, il part en 1834 pour une longue tournée en méditerranée et au Proche-Orient pour faire des peintures de fouilles et d'antiquités pour un riche industriel amateur d'art : John Lowell Jr. Il expose au salon de 1843 un tableau intitulé « Le Soir » bientôt connu sous le titre « Les illusions perdues » qui assurera sa célébrité.

Autoportrait  1850 – via  wikipedia.org

Autoportrait, 1850 – via wikipedia.org

Charles Gleyre est connu comme un peintre majeur de la peinture académique du milieu du XIX siècle. Il est aussi réputé comme le vieux maître contre lequel un Monet ou un Renoir devaient se révolter afin que naisse l’impressionnisme et la peinture du XXe siècle.

A ce titre le caractère conventionnel de son style comparé aux révolutions picturales qu'allaient provoquer les avant-gardes au XXe siècle ont privés son travail d'une place dans la postérité.

Le Soir ou Les illusions perdues, 1843 – from blouinartinfo.com

Le Soir ou Les illusions perdues, 1843 – from blouinartinfo.com 

Il a cependant dirigé, pendant 25 ans, l’atelier le plus libéral et le plus prolifique de Paris où de nombreux futurs impressionnistes, tels Renoir, Sisley et Bazille, se sont rencontrés. Loin des futures recherches esthétiques de ces derniers, il prône le retour à l'antique. Il dit à Claude Monet « Rappelez-vous donc, jeune homme, que, quand on exécute une figure, on doit toujours penser à l'antique. »

Penthée poursuivi par les Ménades, 1864  – from  figaro.fr

Penthée poursuivi par les Ménades, 1864 – from figaro.fr

Son travail d'une maîtrise de forme de composition et de couleurs parfaite est principalement inspirée de thèmes mythologiques, mais il n'est pas si lisse et froid qu'il n'y paraît : Il se montre inventif dans les choix des sujets académiques qu'il traite, représentant des scènes mythologiques inhabituelles, ayant peu ou pas de précédents iconographiques, comme « Penthée poursuivi par les Ménades », devient même irrévérencieux en présentant le héro fuyant... ou satirique comme avec les «Bandits Romains ».

Les Bandits romains, 1831 – from blouinartinfo.com

Les Bandits romains, 1831 - from blouinartinfo.com

Eternel célibataire que l'on dit misogyne, il a cependant beaucoup célébré la beauté féminine, offrant même dans « La danse des Bacchantes » une alternative sensuelle et féminine à ce thème d'ordinairement traité par les peintres sous forme de rites dyonisiens masculins.

Charles Gleyre, La danse des bacchantes, 1849 from amis-musee-orsay.orgLa danse des bacchantes, 1849 from amis-musee-orsay.org

D'un naturel anxieux, obsédé de perfection au dessin irréprochable, il y a dans l'œuvre de ce peintre sacrifié sur l'autel de la modernité une vision personnelle.

Sous une apparente froideur conventionnelle, il y a dans ces tableaux, lyriques, épiques ou mélancoliques, des teintes et des lumières irréelles qui annoncent les artistes symbolistes, et plonge dans la poésie étrange d'un monde onirique...

Exposition : « Charles Gleyre  - Le romantique repenti » Jusqu'au 11 septembre 2016 - Musée d’Orsay

le Déluge, 1856 - from blouinartinfo.com

Le Déluge, 1856 - from blouinartinfo.com

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